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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 09:56

lesbetesdusudsauvage.jpg

Vu dans le cadre du Festival des Festivals

 

FestFest1.jpg 

Dès les premières minutes de ce film, le spectateur est « mis au parfum » quant au grain de l’image et à la façon de filmer (très mouvante diront certains, désordonnée voire fatigante diront d’autres). Je comprends que cela puisse déplaire.

C’est un parti-pris comme un autre, on s’y habitue si on se laisse prendre à l’histoire.

 

Je crois que je m’y suis habituée du fait que c’était un conte, même si son souvenir n'en sera pas impérissable.

 

L’histoire est la suivante : Hushpuppy, 6 ans, vit dans le bayou avec son père. Brusquement, la nature s’emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d’aurochs. Avec la montée des eaux, l’irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue.

 

La petite fille qui joue le rôle principal est très mignonne, on dirait un petit garçon tant elle est dégourdie (ajout pour B. qui se reconnaîtra: elle est très dégourdie ET on dirait un petit garçon, tu l'as cherché!^^). Sa voix est celle du film, elle le rythme par son accent traînant du Sud des Etats-Unis.

Son air de « caïd » peut fatiguer à la longue, mais je trouve tout de même relevé le défi délicat de diriger une petite fille de manière si animale.

 

Il y a de belles lumières, et un travail de qualité sur le son pour les échos de la nature sauvage.

 

 

Ce film est une métaphore des faibles contre les puissants, du pot de terre contre le pot de fer, du petit animal contre le plus gros, une métaphore de la difficulté de vivre face à l’inhumain. C’est aussi la nature et ses forces, ainsi que la fragilité et la violence des adultes, vues à travers les yeux et les oreilles d’une enfant.

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Published by Claire
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commentaires

miriam 28/12/2012 17:10

Je n'ai pas eu la même interprétation pour les aurochs (qui m'ont paru ridicules), j'ai plutôt vu une allusion à Katrina. Pour les filles dégourdies "comme des garçon" tu ne croix pas que tu
exagères (provocation?????)

Claire 31/12/2012 11:28



Pour les aurochs, je les ai vus avec l'oeil de la petite fille qui tient le rôle principal. Enfants, une ombre sur le mur devenait un monstre terrifiant de réalisme, même si les adultes en
riaient.


Oui, étant donné les lieux du film, on pouvait y voir une allusion à Katrina.


Pour le reste, il ne faut pas s'énerver, il me semble que ça n'en vaut pas la peine car il y a des choses bien plus graves! Peut-être que l'adjectif n'était pas des mieux choisis. Reste tout de
même le fait (pour ceux qui ont vu le film) que la petite fille, dans le rôle, n'était pas seulement dégourdie, elle était assez masculine dans certains de ses
comportements car élevée comme un petit garçon, montrant à ce niveau-là des aptitudes que n'auraient pas eu toutes les petites filles de la terre (et qui songerait à s'en plaindre?:)).


Bon premier de l'an Miriam!  A bientôt sur nos blogs :)



Brigitte 23/12/2012 10:47

Je préfère en effet la deuxième formulation ! En quoi les filles ne seraient-elles pas dégourdies ? Pas mal de mères de famille peuvent témoigner de ce fait.

Claire 31/12/2012 11:30



Rhôôô Brigitte! Il n'y a pas besoin de témoignages pour savoir cela. :-D



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