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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 08:20

Nina Ivanisin. Epicentre Films

Je n'ai pas le souvenir d'avoir vu un film slovène avant celui-ci. Que se passe-t-il dans des pays comme la Slovénie? De qui sont-ils plus proches? A-t-on fait grand cas de la présidence slovène de l'Union Européenne pendant 6 mois?

 

Ces pays, comme la Roumanie, m'intriguent et me déstabilisent, et leur cinéma m’'attire.

 

J'ai envie de pousser ce film et pas seulement pour l’endroit d’'où il vient.

 

Les cortèges des délégations dans la capitale slovène, à grands renforts de sirènes, parallèlement au regard difficilement pénétrable de l’'héroïne (oui, je pense qu’'elle en est une, à sa façon) m'’ont fait réfléchir.

 

J’ai pensé deux choses (et peu importe si le propos du film était ailleurs) : qu'’apporte l’'Europe à ce pays ? Et puis : ces personnes ne sont pas faites de la même écorce que nous. Je me suis sentie aussi peu fiable que le pot de terre de La Fontaine en cas de choc...

 

Aleksandra est étudiante en anglais à Ljubljana. Ses parents sont séparés et habitent en dehors de la capitale. Elle semble avoir autant d'’affection pour son père que de rancœoeur et de mépris pour sa mère. Parallèlement à ses études, elle se prostitue et son pseudo est « Slovenian Girl ».

 

Sans Nina Ivanisin, l’'actrice principale, le film ne m'’aurait pas autant plu.
Elle apparaît froide, dure, mais malgré elle, certaines choses la dépassent. Au tout départ, on se demanderait presque si on est avec elle, ou en retrait. Appâtée par l’'argent qui lui semble facile, rattrapée par l’'absence de pitié d’'êtres qui n’ont pas sa jeunesse, elle risque gros, elle risque le peu qu’'elle a.

 

La mise en scène simple, les couleurs, les lieux sont froids. La lumière est crue. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu'’on n’est pas mis à l’'aise, mais cette mise à l’'écart nous aide à nous ranger silencieusement du côté du personnage, et à accueillir difficilement les désillusions et cruautés successives.

 

Le geste commun du père et de la fille avant de fumer une cigarette est surprenant mais attachant, comme un infime repère face à un sol qui se dérobe sans cesse sous leurs pieds.

 

Film peu évident, mais fort.  Mon coup de coeœur pour le festival d’'hiver de Christoblog.



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Published by Claire
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commentaires

Chris 24/03/2011 21:06

J'aurais bien aimé le voir (c'est d'ailleurs pourquoi je l'avais initialement programmé), mais il n'est pas passé à Nantes....

Christophe 17/03/2011 01:15

Un film que j'aurais bien aimé voir, mais pas passé à Dijon. Comme le dernier Manoel de Oliveira, d'ailleurs... Fait pas bon vivre en Province !

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