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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:42

La ventana

     

Ce petit film ne fait pas de vagues, il est lent, simple, épuré (à l'extrême diront certains), mais il est beau et vrai. Il est dit: 'Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait...' C'est un peu ça le film, c'est un peu amer sur le bout de la langue mais c'est la vie.

J'ai aimé ce film pour l'espoir irrépressible que contient toute vie, même vers sa fin, pour son vent qui ébouriffe nos certitudes et soulève presque le chapeau de ce vieil homme qui est un vrai 'monsieur', et pour la lumière qui vient de ses fenêtres et regards. Hautbois, clarinettes, piano et violons s'harmonisent dans une partition discrète pour sonder la profondeur de nos âmes.

Un film qui se regarde avec le cœoeur, aussi.

J’'ai vu un certain nombre de films argentins ces deux dernières années (voir critique de Carancho), et je dois dire que souvent je suis conquise. Pas toujours beaucoup de moyens, des idées et de la fraîcheur.



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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 18:11

 

Grégory Gadebois & Clotilde Hesme. Pyramide Distribution

Si je ne m'’étais fiée qu’'au titre de ce film, je ne sais pas si j’'aurais été très tentée de le voir !
En revanche, l’'affiche à l’'élan heureux et la bande annonce ne m’'ont pas fait hésiter.

 

Il s'’agit du premier film d’'une jeune femme qui s’'appelle Alix Delaporte. Et un premier film, quand il est simple, sans prétention, j’'ai envie de l'’encourager !

 

Oui il a des défauts, des maladresses, comme tout film, a fortiori le premier. Je me serais passée de quelques scènes comme la toute première ou encore la scène de grève/révolte des pêcheurs, je ne les ai pas trouvées très bien filmées, et je ne suis pas sûre qu’elles « nourrissaient » le propos.

 

Mais c’'est le genre de film qui donne envie de sourire, de croire que de trajectoires contrariées et de situations humainement difficiles, il peut émerger un espoir, une lumière, une « issue ». Le cinéma c'’est aussi cela, n’'est-ce pas ? Se sentir porté, soulevé même.

 

Les acteurs, particulièrement Grégory Gadebois et Clotilde Hesme, jouent juste et sont très touchants. J'’avais déjà pu apprécier le jeu de cette actrice dans le petit film sympathique « Le fils de l’'épicier ».

 

Angèle s'’accroche dans sa vie tourmentée comme au guidon de ce vélo avec lequel elle sillonne ces lieux pas franchement accueillants. Elle n’'a pas l’'air très à l’'aise mais déploie une énergie incroyable pour avancer... Elle a vu Tony –- et ce très rapidement -– comme un arbre solide qui résiste aux tempêtes, comme cette possibilité d'’un futur et toute d’'instinct faite, elle n'’en démord pas, elle ne lâche pas. Elle est aussi brusque qu'’attachante, aussi imprévisible que cette mer où s’'aventure Tony tous les jours. Et Tony lui-même ne sait d’'abord pas très bien comment réagir face à cet être orageux qui s'’installe, qui s’'accroche à lui.

 

Ils me rassurent ces films où les regards parlent autant voire mieux que les mots, où on a l'’impression qu'’une complicité (casting ? alchimie ? hasard ?) s’'installe au-delà du texte. La scène de répétition du dialogue est à cette image. On sent Tony émerveillé de voir Angèle sourire, Angèle qui semble « s’'effriter » pour laisser entrevoir joie et douceur.

 

Il y aussi a cette manière de filmer les lieux qui reflète bien cet esprit si particulier des petites villes ou villages, et qui me fait penser à un autre premier film, « Un poison violent » de Katell Quillévéré.
Comme si certaines histoires et certains sentiments ne trouvaient un terrain propice à leur épanouissement que loin des grandes villes...



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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 18:02

Il est certain que ce film n'entrera pas dans ma mémoire pour ses qualités cinématographiques, mais une chose est sûre : qu’est-ce que j’ai pu rire !!

Vous savez, ce rire brusque et quasi-silencieux qui fait froncer le nez ? Je me disais : « Mais c’est QUOI ce film ? C'est un film? Mais je suis où, là ?! »

Je crois que si je n’avais pas eu la carte UGC, j’aurais vite grimacé et je comprends vraiment ceux que ce film aura irrités...

Je ne sais pas si c’était un délire pur de réaliser un film sur Philippe Katherine sous toutes ses coutures ovniesques ou un trip post-pétard surdimensionné mais c’était pour le moins chargé.

Allez, je retiens tout de même l’épisode de la fan hystérique quand elle lui bondit littéralement dessus, et une ou deux autres scènes avec les parents qui, contrairement à toute attente, avaient un côté assez touchant.

Je n’y serais pas allée sans le Festival d’hiver, merci Christoblog pour cette franche rigolade !



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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 18:07

Twentieth Century Fox France

J'’ai mis quelques jours à m’'extraire de cet état inconfortable entre perplexité et énervement suite à la projection du film « Black Swan ». Je dois le dire, cela faisait des mois que je l’'attendais.
Etait-ce le milieu de la danse et sa représentation qui m’'ont toujours fascinée ? Natalie Portman dans le rôle principal ?
Dans la file d’'attente pour l’'avant-première, j’ai pensé que j’'allais être déçue. Quand je suis ressortie, je l’'étais. Certes, seules les attentes génèrent potentiellement des déceptions.

Je ne connais que peu D. Aronofsky, j’'avais cependant vu « Requiem for a dream ». Ce film m’'avait laissé une profonde sensation de malaise, je l'’avais trouvé très bien fait. Tout comme un électrochoc, la sensation de douleur qui m’'atteignait venait par vagues hachées d’'images. Du siège d'’où je regardais le film, je m’'étais à la fin retrouvée les genoux ramenés vers la poitrine, assise par terre. Ce film était novateur, « horrible » au sens premier du terme. Je ne peux pas dire la même chose de Black Swan.

Je ne peux que reconnaître la grande maîtrise qui se dégage du film, tant sur le plan de l'’image que sur celui du son. Comme certains exposés en classe, trop maîtrisés pour susciter l’'émotion même quand le sujet est passionnant.
Pour les sensations, j'’ai été plus que servie. Pour les émotions, je suis restée sur ma faim (à titre de parenthèse, c’'est un peu le reflet de notre époque, mais c'’est presque comme si je n’'avais rien dit).
Quelque part, j’'aurais aimé être embarquée, souffrir (toutes proportions gardées !) avec Nina Sayers. Je n’'y suis pas arrivée. Damn.
La musique est magnifique mais un peu trop présente. J’'aurais apprécié quelques silences et je soupçonne que le film en aurait également profité.

Le milieu de la danse m’'y semble justement représenté, avec l'’inévitable cruauté de ceux qui y gravitent liée à l'’irréversible défaite du corps (le jeu de miroirs entre la danseuse qui se hisse au sommet et sa mère portant le masque âgé de la danse est réussi -– je note au passage l'’interprétation de l'’actrice Barbara Hershey) et la douleur physique dont l'aspect intolérable laisse sur le bord du chemin nombre de personnes (en échange d’'une éphémère gloire ? pour la beauté de l’'Art ?).

Je n’'ai pas trouvé les interprétations de Vincent Cassel ou de Mila Kunis transcendantes bien qu’'appréciables, Winona Rider réussit aussi à se faire une petite place, mais quoiqu'’il en soit et cela ne peut leur être reproché, toutes et tous sont éclipsés par Natalie Portman et son rôle/itinéraire torturé et tortueux.

Le fait que les multiples miroirs à facettes et les gros plans (nuisant en partie à la légèreté de l'’ensemble - qui de toute façon ne l’'est pas) aient contribué à sa crédibilité en tant que danseuse ne me pose aucun problème, je dis « Chapeau bas » ne serait-ce que pour la performance physique. L’'expressivité du visage est étonnante, le corps est déformé, en l'’espace de quelques minutes le spectateur passe d’'une jeune fille fragile, naïve, stéréotypée à l’'extrême (ah, nous ne sommes pas dans la finesse côté personnalités), à un être de plus en plus indescriptible et quelque peu effrayant. La palette/métamorphose visuelle étant largement supérieure à la plupart des rôles, il est certain que Natalie Portman obtiendra plusieurs récompenses – méritées – pour ce rôle. Cela étant dit, là où j’'ai été dérangée, c’'est que je n’'ai pour autant jamais oublié qui évoluait derrière les Cygnes. A titre de comparaison, Diane/Betty (Naomi Watts) dans Mulholland Drive avait chamboulé durablement mes repères.  

L'’idée du double était très intéressante, et l'’univers de la danse un théâtre magique. Je trouve dommage que les nuances de gris n’'aient pas été exploitées, au profit d'’un contraste blanc/noir aux allures de char d’'assaut.

Deux étoiles pour le film, trois pour l'’actrice.

 

Dans le journal Métro (qui en soi n’'est pas une référence), j'’ai pu lire les propos suivants du réalisateur : « Pendant dix ans, j'’ai rêvé de films que j’'étais le seul à vouloir faire. De gros producteurs veulent travailler avec moi ? Je suppose qu'’ils savent désormais à qui ils ont affaire ! »
Je ne sais pas comment dire... Ca manque un peu de finesse, non ?


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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 18:58

 

 

FILMS  

 


0 - 999  


127 heures

 

 


A - B

Amour - Angèle et Tony - Appollonide, secrets de la maison close - Après mai - Au bout du conte

Bachelorette - Beauty - Beginners - Black Swan - BlancanievesBlue Valentine
   

C - D    

 

CaranchoCésar doit mourirCherchez Hortense - Contagion

Dallas Buyers Club - Departures - De rouille et d'os - Du vent dans mes mollets


E-F
  

 

Elle s’appelle Ruby -  Elle s'en va - Et maintenant on va où?

    
For Ellen


G - H
   
Hanna - Habemus Papam


I - J

Inch'Allah
       
Je suis un no man's land - Jewish Connection

   

K - L

La bella gente - La conquête - La fenêtreLa guerre est déclaréeLa permission de minuit - La piel que habito - La pivellina - L'art d'aimer - Laurence AnywaysLe chat du rabbin - Le complexe du castor - Le discours d'un roi - Le gamin au vélo - Le passé - Les bêtes du sud sauvage - Les biens aimés - Le sommeil d'or - Les hommes libres - Les voisins de Dieu - Le vent se lèveL'étrangère - L'exercice de l'Etat - L'oeil invisible - London Boulevard

   

M - N

Melancholia - Minuit à Paris - Monsieur Lazhar

Never Let Me Go - Nous, Princesses de Clèves

   

O - P

Ombline
 


Paperboy - Polisse - Poulet aux prunes

 


Q - R


S - T

Si tu meurs je te tue - Slovenian Girl - Syngué Sabour
   
Tabou - The artist - The Tree of Life - Tous les soleils - Tron l'héritage - True Grit - Twin Peaks

   

U - V

Un amour de jeunesseUne séparation
    

W - X

Wadjda - We need to talk about Kevin - Winter's bone


Y - Z

Your sister's sister  

 

 

 

 

EVENEMENTS / PROJECTIONS/ BONS PLANS

 

 

0 - 999  

 

2e rencontres du cinéma indépendant à La-Roche-sur-Yon 

 

 

A-B

 

 

C-D

 

Cannes à Paris 2013 - Champs Elysées Film Festival 2013

 

E-F

 

Festival Cinémaligre à Paris 2011 - Festival de Cannes 2013 - Festival d’été de Christoblog 2011 - Festival d'hiver de Christoblog 2011 : premières critiques à venir - Festival de printemps de Christoblog : résultats - Festival du Film américain de Deauville 2012

 

G-H

 

 

 

I-J

 

Ilovecinema


Jacques Demy à la Cinémathèque

 

 

K-L

 

Kiss kiss bank bank

Le cinéma - Le Havre - Le Sommeil d’or

 

M-N

 

Merci (suite Vos moments de cinéma)

Nominée Trophées Influenceurs Films et Séries Tribway 2013 - Nouvelle adresse / Plateforme Overblog

 

O-P

 

Oscars 2012

Palmarès 66ème Festival de Cannes

 

Q-R

 

Résultats du Festival d'hiver de Christoblog et classement

 

S-T

 

Sabine Sicaud - Sâdhu - Slow Life

The Tree of Life - Avant-première et avant-critique - Trophées Influenceurs Tribway 2013


U-V

Une séparation : belle initiative

Vos moments de cinéma

 

W-X

    

   

Y-Z

 

 

 

 

 

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 18:56

J'ai pour l'instant vu 3 films de la sélection de Christoblog (Angèle et Tony, Je suis un no man's land et Le discours d'un roi), et vais de ce pas à l'avant-première de Black Swan à Odéon.

Je vais poster les premières critiques bientôt!



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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 18:49

Je ne peux commencer ce blog sans expliquer ce que m'évoque le cinéma, ce qu'il représente.

Il me faut pour cela remonter à l'enfance, dans son incertitude, dans sa douceur, dans son espoir.
Je ne me souviens plus du premier film que j'ai vu, ce que je sais néanmoins c'est que petite, il n'y avait pas de télévision à la maison. Ma mère me disait : « Non, on n'a pas la télé, mais je t'emmène souvent au cinéma ».
Le cinéma donc, avec ma mère - exceptionnellement mon père aussi -,  très régulièrement, parfois toutes les semaines, dans de petites salles de cinémas du Gers. Il n'y avait de séance que le soir en semaine, une séance en plus l'après-midi le week-end. Quand on en sortait, il faisait presque toujours nuit. Les phares éclairaient les petites routes de campagne, on parlait du film.

La magie des sons de ce mot dans ma bouche d'enfant, ma fierté à l'école : « J'ai été au cinéma-a-a-a... ».
La magie de la lumière qui s'éteint, mêlée d'une légère frayeur, d'impatience, de rêve, de joie.
Je me sentais si grande, je me tenais bien.

Quand « Le grand bleu » est sorti, j'avais à peine 7 ans. En haut de l'affiche devant le cinéma, il y avait écrit : « N'y allez pas, il dure 3 heures ». Enfoncée dans le fauteuil, je n'ai pas fermé les yeux, j'ai tenu jusqu'au bout sans lutter, j'étais fascinée.

Les années ont passé, heureuses, changeantes. Le cinéma était toujours là.
La télévision est entrée dans le foyer, l'adolescence s'est infiltrée, sournoise. Je suis partie peu après à l'internat. Puis à l'université, dans une grande ville. Le cinéma est resté.

Comme un repère, un rituel, comme les lettres du livre qui dansaient et s'éloignaient de mes yeux fatigués d'avoir trop lu, trop tard.

J'ai grandi avec le cinéma, mes goûts l'ont fait évoluer.
Avec des amis, à deux, seule. Et seule aussi, j'ai aimé. Comme un rendez-vous avec quelqu'un qui nous connaît depuis toujours et qu'on n'a pas besoin de prévenir pour retrouver, sans mots.

Je dédie ce blog à ce cinéma qui m'a fait grandir et rêver, et qui continuera à jalonner mes années.

Claire

 


 

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