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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 19:33

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Le thème de la fin du monde est une pente savonneuse sur laquelle beaucoup ont chuté, et ce n'est pas en l'abordant de façon prétentieuse qu'on a le plus de chances de la dévaler debout...

Ce film m'a beaucoup déplu. Pire, il m'a ennuyée. Ce n'est bien entendu pas la faute de Christoblog (qui a le courage de proposer une sélection fournie et variée) mais sa sélection m'a pour l'instant fait grincer des dents plusieurs fois!

Je n'aime pas quand le glauque, le grandiloquent et le prétentieux (voilà comment je qualifierais ce film) ne débouchent pas sur autre chose, ne servent pas en fin de compte à nous éclairer sur des questions importantes.

Je n'aime pas quand je sens tout au long d'un film que le réalisateur aime à se "regarder", à se contempler dans la matière ou l'apparence de ses films. C'est désagréable et cela gâche les éventuelles choses positives (au delà du visuel) qui parviendraient à percer la cuirasse de son ego.

Les deux actrices principales, auxquelles les deux moitiés longuissimes du film sont consacrées successivement (merci de m'éclairer sur ce que cela apporte au film, en dehors du fait de signifier le changement de comportement), sont fades, enlaidies (à quoi bon?) et d'une mollesse à pleurer.

Je ne parle même pas du gamin, qui semble avoir ingurgité des calmants à trop forte dose bien avant l'arrivée de la planète Melancholia dans le viseur du télescope.

Même le cynisme acerbe de Charlotte Rampling ne parvient pas à réveiller ses acolytes d'infortune.

La fin est tout simplement ridicule, quand bien même on accepterait son absence de réalisme.

 

Restent quelques beaux plans irréels de ces paysages étranges entre lune et Melancholia sur des jardins nus. Mais pas de quoi faire un film de 2h18.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 19:03

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J'ai vu déferler concernant Christophe Honoré les qualificatifs les plus divers qui soient, du plus élogieux au plus insultant. N'ayant vu que peu de films de lui, je suis allée voir "Les bien-aimés" plutôt bien...disposée.

Ce qui m'a surprise au final, c'est ce mélange de sensations et d'émotions que j'ai pu éprouver pendant la projection.

J'ai trouvé ce film assez inégal, saupoudré de kitch et ponctué de façon inattendue par des instants de grâce, de justesse, tant au niveau des personnages que de leurs propos et ressentis.
La cruauté la plus insouciante y côtoie le naturel le plus désarmant, la légèreté frôle la souffrance, en l'espace dun changement de plan.


Les comédies musicales ne me séduisent guère, et s'agissant de celle-ci, je trouve simplement que les chansons, pour être plus percutantes, auraient gagné à être moins longuement répétées, mais au fond elles n'étaient pas désagréables.

Les deux époques sont bien décrites et différenciées grâce aux couleurs et lumières, et à la musique, indépendamment des chansons.

Pour ce qui est des personnages, j'ai été touchée par Chiara Mastroianni ainsi que, surprise, par Michel Delpech.

 

Les époques modifient les questionnements, et les mêmes comportements emportent des conséquences tout à fait différentes à des années d'intervalle.
Film amer et sombre, manquant d'harmonie dans sa globalité mais qui a le mérite d'oser affronter certaines réalités humaines.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:44

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Premier film du Festival d'été de Christoblog que j'ai vu, c'est sans doute aussi celui qui m'a le plus "hérissé le poil". Mais pas de cette manière intense et constructive propre aux grands films, ceux suite auxquels on n'est plus jamais les mêmes, non, loin s'en faut.

 

J'ai vu un certain nombre de films d'Almodovar, de Parle avec elle à La mauvaise éducation, de Volver aux Etreintes brisées, de Femmes au bord de la crise de nerfs à Talons Aiguilles, certains m'ont plu, d'autres avaient déjà amorcé cette gymnastique pileuse négative. En tout cas, il faut croire que je n'avais pas eu "ma dose".  

 

Là, c'est le cas.

 

Alors certes, certes, tout est cadré au cordeau, les couleurs parfaitement conjuguées, les formes emboîtées, les angles impeccables, l'intrigue vicieuse de fluidité, les personnages troublants d'ambigüité, mais enfin, est-ce que l'Art avec un grand A qui se gargarise telle une voyelle du sud chez le dentiste peut tout justifier?

Je dis: non.

 

Je n'ai pas envie de détailler les thèmes abordés, développés, vus et revus par le cinéaste (comment appelle t-on le stade après l'obsession?), auxquels il rajoute des expérimentations douteuses, ceux qui ont apprécié le feront mieux que moi.

 

La première chose que j'ai dite en sortant de la salle (après avoir songé à sortir pendant le film, chose excessivement rare), et c'est également ma conclusion, c'est : "Ce type est complètement malade".

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 18:40



Du 15 au 18 septembre prochain, a lieu dans le 12ème arrondissement de Paris le festival Cinémaligre, le festival de cinéma de la Commune Libre d'Aligre.

Cette année, le thème est : « Roulez Jeunesse ! Jeunesse rebelle ».

Cliquez pour dé-rouler le programme !

NB : les projections sont gratuites. Oui, à Paris.

Pour ceux que les courts-métrages intéressent, sachez que vous avez jusqu’au 10 septembre pour faire parvenir vos créations ! (plus d’informations ici)

Et n’oubliez pas de venir goûter aux repas préparés sur place, Slow Food et les Cordons Bleus sont de la partie samedi 17 !

En bref, si vous êtes par là, ne manquez pas ce rendez-vous.
Vous m’y apercevrez peut-être, côté cuisines... !



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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 08:24

Ce début d'été peu encourageant côté ensoleillement (au moins sur une partie de la France) peut être l'occasion pour ceux d'entre vous qui ont un accès internet ou qui ne sont pas encore partis en congés de découvrir d'autres sites, d'autres passions, d'autres personnes aussi!

Je vous encourage donc à aller jeter un coup d'oeil sur les rubriques de liens suivantes (aussi en bas à droite de ce blog) intitulées:

- Les blogs ciné que j'apprécie

Christoblog

Flaneries cinématographiques

La plume et l'image

Le blog de Jul

Bob Morane

Dasola

Fab's movies

Cinéma dans la lune


- Ailleurs sur la toile, regardez!

Ellen et ses masques

Slow Food

La plume dans les champs

Atelier de poterie "Le sel de la terre"

Broderie indienne: Zardosi

La vie à sac

80 ans et après?


Vos commentaires sont, comme toujours, les bienvenus. :)



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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 08:21



Le Festival d'été de Christoblog (belle bannière ci-dessus) commencera le 10 août!

N'oubliez pas de jeter un coup d'oeil sur la sélection et sur mes critiques à venir. 

A vos mirettes si les films vous intéressent et à vos plumes si vous écrivez!



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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 12:41

Saoirse Ronan. Sony Pictures Releasing France

Je ne m'engouffre pas souvent dans les salles obscures pour voir des films d'action ou d'aventure ou thriller, mais là non seulement j'y suis allée mais j'en suis ressortie assez enthousiaste. Ce n'est pas le film de l'année, loin de là, mais il n'est pas mal du tout.

L'histoire est la suivante (source directe Allociné, je ne suis pas très douée pour raconter quand il y a trop d'action, j'embarquerais le lecteur dans des détails sans importance): "Hanna, 16 ans, n’est pas une adolescente comme les autres. Élevée loin de tout par son père, Erik, ex-agent de la CIA, elle n’ignore aucune des techniques de combat ou de survie qui font les plus redoutables soldats. Erik lui a enseigné tout ce qu’elle sait à partir d’une encyclopédie et d’un recueil de contes de fées. Formée depuis son plus jeune âge, Hanna est une combattante parfaite.
Séparée d’Erik, Hanna découvre le monde extérieur pour la première fois et se lance dans la mission que sa famille doit achever. Elle est prête. Pourtant, avant de pouvoir retrouver son père à Berlin comme prévu, elle est capturée par les hommes de l’agent Marissa Wiegler, une femme que bien des secrets relient à Hanna et Erik.
Détenue quelque part dans une base souterraine, Hanna parvient à s’échapper. S’adaptant à un environnement inconnu, la jeune fille doit survivre. Alors que Marissa la pourchasse, de plus en plus proche, Hanna doit faire face à de stupéfiantes révélations qui vont bien au-delà de sa propre identité..."

Tout d'abord, il me semble que peu de films de ce genre mettent en scène une adolescente, l'action en est donc modifiée, et également le ressenti du spectateur.
Ensuite, je trouve la jeune actrice Saoirse Ronan très douée, et sans elle je ne suis pas sûre que le film aurait tenu debout. Je n'ai pas eu l'occasion de voir "Les chemins de la liberté", mais je me souviens que lorsque j'avais vu le film "Reviens moi" (qui ne m'avait pas laissé de souvenir impérissable par ailleurs...), j'avais bien aimé l'interprétation obstinée de la petite soeur de l'héroïne. Depuis je l'avais il est vrai oubliée, mais il semble que cette jeune actrice ait fait du chemin.
Cate Blanchett est très bien en hyper "méchante".
Avec deux actrices de cet acabi, Eric Bana est davantage en demi-teinte.

Le film n'est pas d'une crédibilité à toute épreuve, mais on se laisse porter tout de même sans problème car on ne s'ennuie pas.
Sans dévoiler trop du film, je dirais que le thème de cette jeune "combattante" est effrayant et m'a fait réfléchir.

La scène d'évasion dans la base, ainsi que celle dans le parc d'attractions à l'abandon, très surréaliste, sont bien menées, et esthétiquement réussies.

Ce film était donc une surprise, plutôt bonne.



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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 08:04

Julieta Zylberberg. Pyramide Distribution

Ce film ne ressemble pas aux films argentins que j’ai pu voir ces dernières années, néanmoins je l’'ai apprécié pour son caractère très froid, rigide, qui en fait une dénonciation politique encore plus subtile. 

Carcan visuel et huis-clos psychologique, L'oe’œil invisible ne nous laisse sortir que mal à l’'aise, conscients d'’une réalité difficilement cernable dans tous ses contours mais compréhensible malgré tout pour nos yeux d'’occidentaux, une réalité qui a été celle de l'’Argentine à la fin du 20ème siècle, et sans doute d’'autres pays sud-américains.

Le film se déroule pour la plupart des scènes dans l’'enceinte du Lycée National de Buenos Aires, l'’école qui forme les futures classes dirigeantes du pays, en 1982, période où la dictature militaire est contestée. María Teresa, jeune femme de 23 ans, y est surveillante. Excellent élément, aidée par le surveillant en chef de l'’établissement, elle va vite devenir « l'oe’œil invisible » à l’'intérieur des murs, celle à qui rien n'’échappe, mais qui ne se fait pas voir...

J
e déconseille le film aux personnes claustrophobes, car l'’atmosphère du film, réussie, est très étouffante, et également aux âmes sensibles. C’est un film lent, qui distille une certaine angoisse par ses plans fixes, longs, froids et géométriques, et sa musique lancinante. Mais les cadrages sont impeccables, les alignements précis (de colonnes dans la cour, de carrelages, d’'élèves).

Le personnage ambigu de Maria Teresa révèle différentes facettes au fil de l'’intrigue, dans un désir impensable d’'ouvrir cette vie étriquée qui s’'offre à elle pour vivre sa jeunesse, face au surveillant général dont l’'ambigüité ‘paternelle’ bien jouée est toute aussi grande. Julieta Zylberberg (qui était Josephina, l'’une des héroïnes effrontées dans « La Niña Santa » de Lucrecia Martel, film en eaux troubles également) est impeccable dans ce rôle étrange mêlé d’'austérité, d’'autopunition et de curiosité adolescente.

« - Quel est le secret d’'une bonne discipline ?
- La surveillance ?
- La surveillance permanente. »

Pour que l’' « ordre » règne, quel qu’'il soit (et les définitions tristes ne manquent pas dans l’'actualité), il y a toujours un prix. Parfois, il se paie très cher. Ce film le prouve, dans une démonstration qui peut gêner, mais avec maîtrise.

Je vous le dis tout net, ce film m’'a fait froid dans le dos.



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Published by Claire
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 22:32



J'ajoute cet article car j'ai reçu et lu avec plaisir le message ci-dessous de la part de Memento Films (comme sans doute beaucoup d'autres blogueurs qui ont aimé le film) concernant "Une séparation".

"Bonjour,
Vous êtes très nombreux à vous êtes déplacés pour voir le dernier film d’Asghar Farhadi, Une Séparation. Vos critiques sincères et enthousiastes œuvrent pour le succès du film. Alors, au nom de toute l'équipe, nous tenions à vous en remercier chaleureusement.
Dans ce contexte, nous avons la joie de vous faire part de la re-sortie au cinéma de deux films d’Asghar Farhadi : A propos d’Elly... (2009) et La fête du feu (2006) respectivement le 13 et 27 juillet prochain.
Nous espérons que ces films vous plairont tout autant,
Bien cordialement,
L’équipe de Memento Films."

Belle initiative, que je souhaite saluer.

Et j'en profite pour mettre à nouveau le lien vers ma critique de ce film magnifique.

Toutes les critiques du blog ici.



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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 20:55

Ewan McGregor & Mélanie Laurent. MK2 Diffusion

Je n'ai pas trouvé de grands défauts, ni ressenti d'aversion pour ce film.
Il est même plutôt sympathique, les personnages sont attachants, les acteurs développent une bonne complicité entre eux, et les sujets qui sont abordés bénéficient d'un traitement cohérent.

Oliver dessine, invente, rêve, mais il n'a pas la main mise sur le bonheur amoureux. Son père, avant de mourir, s'était autorisé à vivre son homosexualité après le décès de son épouse. En compagnie du chien sympathique et bavard que son père lui a laissé, Oliver repense au passé, observe le monde, mélancolique, jusqu’au jour où il rencontre Anna…

Pour une fois, ô surprise, Mélanie Laurent ne m'a pas exaspérée. Si c'est le fait de s'être concentrée sur ses répliques en anglais (elle se débrouille), c'est heureux, et il serait bon de la voir plus souvent dans des films étrangers à l'avenir.
On conçoit bien Ewan McGregor (Oliver) en gentil garçon un peu malheureux, créatif rêveur, dépassé par ses copines, et aussi par sa propre famille.
Hal, le père (Christopher Plummer, bon dans ce rôle) est drôle dans son rattrapage de vie amoureuse, et touchant dans sa lutte contre le temps qui passe sans l'épargner.
Le petit chien bien dressé agrémente le film dans quelques scènes originales, notamment grâce aux dialogues en sous-titres (muets).

Cela étant dit, j'ai vu le film dimanche dernier, nous sommes jeudi, et à part pour en écrire la critique, je n'y ai pas repensé. Si vous voyez ce que je veux dire.



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